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Rôle essentiel de la réadaptation et de la physiothérapie après une chirurgie à cœur ouvert

Publié le: 22 août 2025
Rôle essentiel de la réadaptation et de la physiothérapie après une chirurgie à cœur ouvert

La convalescence après une opération à cœur ouvert ne prend pas seulement du temps, elle nécessite des soins et un accompagnement adaptés. La rééducation et la kinésithérapie jouent un rôle important dans ce processus de guérison. Elles aident les patients à retrouver des forces, à mieux respirer, à se déplacer en toute sécurité et à reprendre progressivement leurs activités habituelles. Avec des exercices et un accompagnement adaptés, la convalescence est plus rapide et plus fluide.

Dans ce blog, nous explorerons pourquoi la réadaptation et la physiothérapie sont des étapes essentielles dans le cheminement vers un rétablissement complet après une chirurgie à cœur ouvert.

Qu’est-ce qu’une chirurgie à cœur ouvert ?

La chirurgie à cœur ouvert est une intervention majeure au cours de laquelle un chirurgien cardiaque ouvre le thorax (généralement par le sternum) pour intervenir directement sur le cœur et les vaisseaux voisins. Dans de nombreux cas, le cœur est temporairement relié à une machine cœur-poumons (circulation extracorporelle) afin que le chirurgien puisse opérer avec un cœur immobile et sans sang (« sous pompe »). Certaines interventions sont réalisées sans pompe, le cœur continuant de battre.

Les interventions à cœur ouvert courantes comprennent :

  • Greffe de pontage de l'artère coronaire (PAC) : création de nouvelles voies (« pontages ») permettant au sang de circuler autour des artères cardiaques obstruées.
  • Réparation ou remplacement de valve:réparation ou remplacement des valves aortiques, mitrales, tricuspides ou pulmonaires malades.
  • Réparation des malformations cardiaques congénitales (de naissance) : par exemple, fermeture de trous tels que les CIA/CIV, réparation de défauts complexes.
  • Chirurgie aortique:réparation ou remplacement d'une partie affaiblie ou élargie de l'aorte (anévrisme/dissection).
  • Assistance mécanique ou transplantation : pose de dispositifs tels que des LVAD (dispositifs d'assistance ventriculaire gauche) ou réalisation d'une Transplantation cardiaque.

Note: Les stimulateurs cardiaques/DCI standard sont généralement placés sans ouvrir complètement la poitrine, mais des sondes chirurgicales/épicardiques ou des procédures combinées peuvent être réalisées lors d'une chirurgie à cœur ouvert.

Pourquoi les gens en ont-ils besoin ?

Les médecins recommandent la chirurgie à cœur ouvert lorsque la maladie cardiaque est grave, que les symptômes sont importants ou que les options moins invasives ne conviennent pas ou n’ont pas fonctionné.

Dégagement ou pontage des artères cardiaques obstruées (PAC)

En cas de rétrécissement/obstruction de plusieurs artères, d'obstructions longues ou localisées, ou de diabète ou de maladie du tronc commun gauche, le pontage offre souvent de meilleurs résultats à long terme que la pose de stents seuls. Il peut soulager les douleurs thoraciques, réduire le risque de crise cardiaque et améliorer la survie chez certains patients.

Réparer ou remplacer les valves cardiaques endommagées

Les valvules trop serrées (sténose) ou présentant une fuite importante (régurgitation) sollicitent le cœur et provoquent essoufflement, fatigue, gonflement ou évanouissement. La chirurgie vise à réparer la valvule native lorsque cela est possible (ce qui est préférable pour la durabilité et la fonction cardiaque) ou à la remplacer par une valvule mécanique ou tissulaire.

Corriger les malformations cardiaques congénitales

Certaines personnes naissent avec des problèmes structurels : perforations des parois cardiaques, formation anormale des valves ou anomalies complexes. La chirurgie corrige l'anatomie pour améliorer l'apport d'oxygène, prévenir les lésions pulmonaires et favoriser une croissance et une activité normales.

Traiter les anévrismes ou les dissections de l'aorte

Lorsque l’aorte (l’artère principale du cœur) est élargie ou déchirée, la chirurgie remplace le segment malade pour éviter une rupture potentiellement mortelle.

Implanter des dispositifs avancés de soutien cardiaque ou effectuer une transplantation

En cas d'insuffisance cardiaque avancée, les chirurgiens peuvent implanter un dispositif d'assistance ventriculaire gauche (DAVG) pour aider le cœur à pomper le sang ou, si cela est possible, pratiquer une transplantation cardiaque pour restaurer la fonction cardiaque. (Les stimulateurs cardiaques/DCI conventionnels ne sont généralement pas à cœur ouvert, mais certaines poses de sondes chirurgicales peuvent être réalisées lors d'interventions ouvertes.)

Un programme de réadaptation bien planifié est essentiel au rétablissement après une chirurgie à cœur ouvert. Il contribue à réduire le risque de problèmes tels que les infections, les caillots sanguins et les difficultés respiratoires. Grâce à des exercices adaptés et à une activité progressive, les patients peuvent retrouver des forces et améliorer le fonctionnement de leur cœur en toute sécurité. Au fil du temps, la réadaptation contribue également à la santé à long terme en aidant à contrôler la tension artérielle, le poids et le taux de cholestérol. Il ne s'agit pas seulement d'une guérison physique, mais aussi d'un soutien émotionnel et de conseils sur le mode de vie. Cela aide les patients à adopter de saines habitudes de vie, à gagner en confiance et à réduire le risque de futurs problèmes cardiaques.

Les programmes de réadaptation cardiaque et pulmonaire jouent un rôle essentiel dans la récupération après une chirurgie à cœur ouvert. Au cœur de ces programmes se trouve la physiothérapie, qui contribue à améliorer la respiration, à développer la force et à stimuler les fonctions cardiaque et pulmonaire, facilitant ainsi les activités quotidiennes et réduisant les risques de problèmes de santé futurs.

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Conséquences physiques et respiratoires post-opératoires

Après une chirurgie à cœur ouvert, le corps subit plusieurs changements qui peuvent affecter la santé physique et respiratoire. Ces effets sont souvent temporaires, mais peuvent être accablants en début de convalescence.

Douleur et mobilité réduite

L'incision chirurgicale au niveau du thorax peut provoquer des douleurs et une sensation d'oppression, notamment lors de mouvements comme tousser, se retourner ou s'asseoir. Cet inconfort peut entraîner une mobilité réduite et une réticence à bouger, ce qui peut ralentir la cicatrisation.

Difficultés respiratoires

En raison de la position de l'incision et de l'anesthésie, de nombreux patients présentent une respiration superficielle. Cela peut empêcher les poumons de se dilater complètement, entraînant une sensation d'essoufflement ou d'inconfort lors des respirations profondes.

Risque de complications pulmonaires

Une respiration superficielle et une mobilité réduite peuvent augmenter le risque de problèmes pulmonaires tels que la pneumonie ou l'atélectasie, où une partie du poumon s'affaisse par manque d'air. Ces complications peuvent provoquer une gêne thoracique, de la toux et une diminution du taux d'oxygène.

Fatigue générale et faiblesse

La fatigue et le manque d'énergie sont très fréquents après une chirurgie cardiaque. Le corps consomme beaucoup d'énergie pour guérir, et les patients peuvent se sentir épuisés même avec un effort minimal. Un repos prolongé peut également entraîner une faiblesse musculaire à long terme.

Effets émotionnels et mentaux

Au-delà des symptômes physiques, les patients sont souvent confrontés à des difficultés émotionnelles. Anxiété, irritabilité ou déprime peuvent survenir en raison de la douleur, des troubles du sommeil ou du stress de la convalescence. Ces sentiments sont une réaction naturelle à une intervention chirurgicale majeure.

Qu’est-ce que la réadaptation cardiaque et pulmonaire ?

La réadaptation cardiaque et pulmonaire est un programme structuré de rétablissement conçu pour accompagner les personnes souffrant de maladies cardiaques ou pulmonaires, notamment suite à des interventions chirurgicales comme une intervention à cœur ouvert. Ces programmes associent supervision médicale, exercice physique, éducation et soutien émotionnel pour aider les patients à retrouver des forces et à améliorer leur santé globale.

Objectifs de la réadaptation cardiaque et pulmonaire :

  • Améliorez les performances cardiaques et pulmonaires : Aidez le cœur et les poumons à fonctionner plus efficacement grâce à des activités soigneusement planifiées.
  • Soutenir un rétablissement en toute sécurité : Guider les patients pour qu’ils retrouvent énergie et mouvement tout en réduisant le risque de complications.
  • Restaurez votre indépendance quotidienne : Facilitez les tâches quotidiennes en développant votre force physique et votre endurance.
  • Promouvoir des habitudes de vie saines : éduquer sur l’alimentation, l’exercice, la gestion du stress et l’arrêt du tabac pour favoriser le bien-être à long terme.
  • Améliorez votre bien-être émotionnel : abordez les sentiments tels que la peur, la tristesse ou l’anxiété qui peuvent survenir après une intervention chirurgicale.
  • Prévenir les problèmes de santé futurs : Réduisez les risques de futurs problèmes cardiaques ou pulmonaires en encourageant des routines saines et cohérentes.

Phases de rééducation post-opératoire

Phase I : Réadaptation en milieu hospitalier (phase initiale)

La première phase de réadaptation débute à l'hôpital, généralement dans les 24 à 48 heures suivant une opération à cœur ouvert. Cette étape joue un rôle crucial pour préparer le rétablissement et prévenir les complications.

Objectifs de la phase I :

  • Promouvoir des déplacements sécuritaires
  • Améliorer la fonction pulmonaire
  • Minimiser le risque de complications telles que des caillots sanguins ou des infections
  • Développer la confiance dans l'exécution des tâches de base

Éléments essentiels:

1. Thérapie respiratoire

La respiration est souvent superficielle après une intervention chirurgicale en raison de l’inconfort et des effets de l’anesthésie.

Pour contrer cela :

  • Les patients sont guidés à travers des exercices de respiration tels que la respiration diaphragmatique et l’utilisation d’un spiromètre incitatif pour augmenter la capacité pulmonaire.
  • Les techniques de dégagement des voies respiratoires aident à détacher et à éliminer le mucus, réduisant ainsi le risque d’infections pulmonaires ou d’atélectasie.

2. Mobilisation précoce

Les déplacements sont encouragés dès qu’il est possible de le faire en toute sécurité.

Les activités progressives comprennent :

  • Assis dans le lit
  • Debout au chevet du lit
  • Courtes promenades dans le service hospitalier

Ces mouvements préviennent le déconditionnement musculaire, améliorent la circulation et réduisent le risque de thrombose veineuse profonde (TVP).

3. Entraînement fonctionnel

Les patients sont entraînés aux mouvements de base qui soutiennent les activités quotidiennes :

  • Techniques de mobilité au lit (comment se déplacer au lit en toute sécurité)
  • Transferts (passer du lit à la chaise, se lever)
  • Cela renforce la confiance et encourage l’indépendance.

4. Gestion de la douleur

La gestion de la douleur est essentielle pour encourager la participation aux activités de réadaptation.

Ce tarif comprend :

  • Stratégies de positionnement pour soulager l'inconfort et soutenir la respiration
  • Étirements doux pour maintenir la souplesse et réduire la raideur autour de la zone chirurgicale

La phase I se concentre sur une activité soigneusement encadrée et une assistance respiratoire pour aider les patients à retrouver mobilité et fonction pulmonaire dès le début de leur rétablissement. Elle les prépare physiquement et mentalement aux prochaines étapes de la réadaptation.

Phase II : Réadaptation ambulatoire (phase subaiguë)

La phase II de la réadaptation débute généralement dès que le patient sort de l'hôpital et est médicalement stable. Cette phase se déroule en consultation externe ou en milieu hospitalier et débute généralement quelques semaines après l'intervention.

Cette phase dure généralement de 3 à 6 semaines, mais peut s'étendre jusqu'à 12 semaines selon les besoins de chacun. Elle vise à améliorer la force physique, les fonctions cardiaques et pulmonaires et à favoriser un niveau d'activité physique sûr.

Objectifs de la phase II :

  • Reconstruire progressivement l'endurance et la force musculaire
  • Améliorer la fonction cardiovasculaire et pulmonaire
  • Éduquer les patients sur la gestion efficace de leur état
  • Soutenir un retour aux routines quotidiennes en toute confiance

Éléments essentiels:

1. Conditionnement aérobique et exercices gradués

Un plan d’exercice structuré est élaboré en fonction du niveau de forme physique actuel du patient et de ses progrès de récupération.

Il comprend généralement :

  • Exercices aérobiques tels que la marche, le vélo stationnaire ou les séances sur tapis roulant
  • Thérapie par l'exercice progressif, où l'intensité et la durée sont progressivement augmentées pour développer l'endurance en toute sécurité

2. Surveillance des signes vitaux

Tout au long de chaque séance, les signes vitaux du patient sont étroitement surveillés pour assurer la sécurité et guider les niveaux d'activité :

  • Fréquence cardiaque (FC)
  • Taux d'oxygène dans le sang (SpO₂)
  • Tension artérielle (TA)

Observation de tout symptôme tel que des étourdissements, un essoufflement ou une gêne thoracique

3. Éducation sur la conservation et le rythme de l'énergie

Les patients apprennent des techniques pratiques pour gérer efficacement leur énergie, telles que :

  • Planifier des activités pour éviter le surmenage
  • Utiliser des stratégies de rythme pour équilibrer l'activité et le repos
  • Reconnaître les signes de fatigue ou de surmenage et adapter l'activité en conséquence

La phase II offre un environnement structuré et supervisé où les patients peuvent retrouver leur forme physique en toute sécurité, acquérir des connaissances sur la gestion de leur santé cardiaque et adopter des habitudes qui favoriseront leur rétablissement à long terme. Elle fait le lien entre la période initiale de guérison et le retour à la vie normale.

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Phase III : Phase d'entretien (rééducation à long terme)

La phase III marque la dernière étape du processus de réadaptation et vise à aider les patients à maintenir les progrès réalisés. Cette phase se déroule généralement en milieu communautaire ou à domicile, les patients étant davantage responsables de leur santé à long terme.

Objectifs de la phase III :

  • Soutenir la forme physique continue et la santé cardiaque
  • Promouvoir des changements de mode de vie durables
  • Encourager l’autosurveillance continue et l’indépendance
  • Prévenir de futurs événements cardiaques ou hospitalisations

Éléments essentiels:

1. Programme d'exercices à domicile

Les patients reçoivent un programme d’exercices à domicile personnalisé adapté à leur niveau de forme physique et à leurs objectifs de récupération.

Cela peut inclure:

  • Activités aérobiques comme la marche, le vélo ou la natation
  • Exercices de musculation et de souplesse pour maintenir le tonus musculaire et la mobilité
  • Directives sur la fréquence, l'intensité et la durée des exercices

2. Conseils et soutien en matière de mode de vie

En collaboration avec une équipe multidisciplinaire (médecins, physiothérapeutes, diététiciens et psychologues), les patients reçoivent des conseils sur :

  • Maintenir une alimentation saine pour le cœur
  • Gérer le stress et le bien-être émotionnel
  • Adopter des habitudes positives telles que cesser de fumer et limiter sa consommation d'alcool

3. Promouvoir l'adhésion à l'activité physique

Les patients sont encouragés à suivre les recommandations en matière d’activité physique pour garantir des bénéfices durables :

  • Au moins 150 minutes d'activité aérobique d'intensité modérée par semaine
  • Surveillance régulière du poids, de la tension artérielle et de la santé cardiaque
  • Rester impliqué dans des programmes de suivi ou des groupes de soutien communautaire selon les besoins

La phase III permet aux patients de prendre en charge leur rétablissement et leur bien-être à long terme. Grâce à une activité physique régulière, à des changements de mode de vie et à une formation continue, cette phase aide les patients à maintenir leur santé cardiaque, à améliorer leur qualité de vie et à réduire le risque de futurs événements cardiaques. Remarque : Tous les exercices sont réalisés sous la supervision d’un physiothérapeute qualifié ou d’un spécialiste en réadaptation.

La kinésithérapie joue un rôle essentiel pour accompagner les patients après une intervention chirurgicale à leur rétablissement complet. Elle améliore la fonction cardiaque et pulmonaire, renforce la force et favorise le bien-être général. La réadaptation cardiaque et pulmonaire doit être considérée comme un élément nécessaire à la guérison, et non comme une option. Les patients et leurs familles sont encouragés à suivre activement des programmes de kinésithérapie afin de favoriser un rétablissement en toute sécurité et une bonne santé cardiaque à long terme. S'engager dans la réadaptation est une étape clé vers le retour à l'autonomie et une meilleure qualité de vie.

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Guneet Bindra
Critique

Guneet Bhatia est la fondatrice d'HOSPIDIO et une réviseuse de contenu accomplie, forte d'une vaste expérience en développement de contenu médical, en conception pédagogique et en blogging. Passionnée par la création de contenu percutant, elle excelle à garantir l'exactitude et la clarté de chaque article. Guneet aime engager des conversations enrichissantes avec des personnes d'origines ethniques et culturelles diverses, enrichissant ainsi son point de vue. Lorsqu'elle ne travaille pas, elle savoure des moments privilégiés en famille, apprécie la bonne musique et adore échanger des idées innovantes avec son équipe.

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